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Mairie de Moncoutant

18 av. Maréchal Juin
BP 30027
79320 Moncoutant

picto-tel Tèl.
05 49 72 60 44
picto-fax Fax.
05 49 72 84 76

picto-horaire Horaires

lundi :
10H - 12H00 et 14H00 - 17H00
Du mardi au vendredi :
9H - 12H00 et 14H00 - 17H00
samedi :
10H00 - 12H00

Situer Moncoutant

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se situe notre
commune dans
les Deux-Sèvres.


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Patrimoine


Moncoutant, une ville riche en histoire.
C'est au lieu dit "Puy-Mary" et à la "Burelière" que furent retrouvés des outils de pierre, des morceaux de poteries et quelques objets de bronze attestant d'une vie sur les bords de sèvre depuis des Millénaires.

histoire 1 Histoire 2  

Notre ville doit son nom à la colline sur laquelle elle se trouve, appelée tout d'abord "MONTE CONSTANEII" par les colonisateurs Romains, puis Mons Contantius" au XIIe siècle, "Monscostanz" au XIIIe siècle, 
"Moncostant" au XIVe siècle et enfin "Moncoutant" au XVe siècle. En 1180, nous faisions partie des 67 paroisses rattachées au doyenné de Bressuire.

L'église, dont la plus grande partie fut construite à la fin du XVe siècle est certainement le plus vieil édifice de la commune.

A la fin du XVIIe siècle la communauté protestante, très importante dans notre secteur, connut les tristement célèbres dragonnades. Le château de "Genève" doit sans doute son nom à cette communauté.

Avant la révolution, le canton et notre ville en particulier étaient très connus pour son industrie d'étoffes de laine qui employait la moitié de la population. Les droguets ou tiretaines étaient vendus dans tout l'Ouest de la France. 

L'économie locale mettra de nombreuses années à se relever des "guerres de Vendées" qui débutèrent le 19 Août 1792. Il faudra attendre la seconde moitié du XIX siècle pour voir notre bourg évoluer de façon sensible.

La population qui était dans la commune de 1681 habitants en 1821, passa à 2250 en 1861 et à 2960 en 1891. Elle tomba à 2327 en 1944 du fait des guerres et de l'exode rural. Il faudra attendre l'aube du XXIe siècle pour passer la barre des 3200 habitants.



C’est en 1861, sur le registre de délibérations du Conseil Municipal, qu’il est fait état pour la première fois d’une étude du tracé de la voie ferrée qui traversera la commune. En 1868, les travaux battent leur plein et il est demandé aux entreprises qui les exécutaient de bien vouloir
 remettre en état les chemins endommagés.
Le chemin de fer traverse la commune sur 4720,50 m ! Il nous est difficile d’imaginer ce que cet
immense chantier a pu engendrer comme activité, mais compte tenu des moyens utilisés, c’est sans doute plusieurs centaines d’ouvriers qui furent mobilisés.

Des récits d’époque dans une commune voisine relatent que ces chantiers mobilisaient toute la main d’œuvre locale disponible et de nombreux étrangers (en particulier des Italiens). Tous les bâtiments disponibles pour les héberger, même les plus vétustes étaient réquisitionnés. Les cafetiers connurent une très forte activité ainsi que tous ceux qui disposaient de moyens pour assurer le transport de matériaux.

            photoancienne44 photoancienne50 

La gare de Moncoutant a donc été construite durant ces années, ainsi que d’autres bâtiments nécessaires au fonctionnement des trains à vapeur.
Ce fut le cas par exemple du local construit à côté du pont enjambant la Sèvre. Il était relié à la rivière par un petit canal.
L’eau ainsi collectée était semble-t-il, remontée par une pompe actionnée par une machine à vapeur, jusqu’à un château d’eau situé en face de la gare, afin d’alimenter les locomotives. Ce fut également la construction d’une halle pour le stockage des marchandises. La plupart de ces bâtiments a aujourd’hui disparu, nous pouvons cependant en apercevoir quelques uns sur des cartes postales de cette époque.

Le pont de chemin de fer qui enjambe la Sèvre garepatrimoine3

En 1869 c’est l’établissement du premier télégraphe entre la Mairie et la Gare.

En 1877, la commune demande au département le classement de 2 chemins permettant de relier le bourg à la gare située à 1100m. Au fil des ans, les constructions le long de cette route feront que le bourg rejoindra la gare.

L’arrivée du chemin de fer à Moncoutant apportera un développement économique qui bouleversera en quelques années l’aspect du bourg.
C’est entre 1865 et 1880 que furent édifiées les principales constructions de caractère que nous connaissons encore de nos jours comme par exemple le château Saint Claude en 1868, le château de Genève en 1877, l’église agrandie et rénovée entre 1865 et 1867 et puis la plupart  des maisons dites ‘’Bourgeoises’’.

Le train permettait déjà un aller et retour à la Rochelle dans la journée !
Un square avait été aménagé où sont aujourd’hui les entrepôts de la Direction Départementale de l'équipement et de l'agriculture, il permettait aux voyageurs d’attendre agréablement l’arrivée des trains.

Les foires prirent beaucoup d’importance. Il y avait la foire aux bestiaux place de l’église et place du 11 Novembre (place Florentin Puichaud à cette époque), les veaux sur la place Maurice Clisson, les denrées et les volailles sous les halles (en face la mairie), les porcs cours Clémenceau et enfin les marchands en tous genres dans toutes les rues du bourg. Le stationnement de toutes les charrettes et engins de transport était interdit dans tout le bourg afin de laisser la place aux marchands et aux chalands venant des alentours.

La place de l'église avec les barres qui servaient à attacher les animaux les jours de foire.
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Après chaque foire il fallait convoyer les animaux vers la gare afin de rejoindre les abattoirs des villes. Plusieurs wagons étaient nécessaires.
 En 1890 on créa même un second quai. Certains jours de foire la totalité des animaux ne pouvait pas être embarquée tant ils étaient nombreux.

Ces foires, par l’activité qu’elles amenaient et par l’argent récolté grâce au droit de plaçage, étaient une source de revenus très importante pour la collectivité.

La gare connaîtra l’apogée de son activité fin du XIXè et début du XXè siècle, la première guerre mondiale et l’exode rural donneront à notre économie locale un sérieux coup de frein. La population qui était de 2960 habitants en 1891 tombera à 2810 en 1911 et à 2558 en 1923. Elle sera au plus bas à 2327 en 1936.

             garepatrimoine1 photoancienne51

Les trains de marchandises circuleront à Moncoutant jusque dans les années 80 pour transporter du bois et des aciers.

Aujourd’hui il ne reste plus que la gare en souvenir. La voie ferrée a été déposée il y a quelques mois. Le Conseil Général vient d’acquérir l’ensemble des terrains allant de Bressuire jusqu’à la limite de la Vendée. Il souhaite transformer cette ancienne voie en chemin de randonnée.

Cet article n’a pas la prétention de retracer l’histoire complète du chemin de fer à Moncoutant, mais seulement de donner quelques points de repères de son histoire. Il est basé essentiellement sur les compte-rendus des conseils municipaux d’époque toujours disponibles dans les archives locales.


Elles sont trois cousines, co-locataires du clocher de l'église, qui rythment de leurs voix d'airain la vie quotidienne des Moncoutantais, partageant leurs joies et leurs peines, ensemble depuis plus d'un siècle.

Ces demoiselles ont bien voulu se présenter par ordre d'ancienneté.

clocher clocher1

      " Moi, la moyenne, je m'appelle Elisabeth. Je suis née en 1833, fondue par la maison Martin, près de Chaumont  (Marne).
Mon poids est de 600kg et je donne le 'fa dièze`.
 En 1838, j'ai été bénite par M.l'Abbé François Douillard, curé de Moncoutant. Mon parrain était M.Casimir Cérans Puichaud, maire,et ma marraine Me Alexandrine Belliard née Failly."

      " Moi, la plus petite, je me prénomme Aurélie. Je suis  née en 1855, à la Fonderie Besson d'Angers  (Maine-et-Loire). Mon poids est de 450 kg et je donne le 'sol dièze`.
En 1855, j'ai été baptisée par Monseigneur Pie, évêque de Poitiers.
J'ai eu pour parrain : M. Gustave Maille de la Tourlandry, et pour marraine Mme Marie-Laure Coyreau des Loges, épouse de M. Claude de Lauzon, chef d'escadron d'artillerie.

      " Moi, la plus grosse, mon prénom est Félicitée Eudoxie, Elise. Je suis née en 1881,fondue à la Maison Bollée d'Orléans (Loiret). Mon poids est de 750 kg et je donne le 'mi`.
En 1881, j'ai été baptisée par M. l'Abbé Etienne Richard, curé-archiprêtre de Niort précédemment curé de Moncoutant.
Mon parrain a été: M. Oscar Bonnain, médecin, maire, et ma marraine: Me Eudoxie Puichaud, épouse de M.Florentin Puichaud, conseiller d'arrondissement et maire-adjoint.

Bernard GEAY
(D'aprés les inscriptions gravées sur les cloches)

De l'origine au moyen-âge

Une colline avec, à ses pieds, une rivière: quel meilleur site pour nos ancêtres de la préhistoire trouvant là l'élément essentiel à la vie et l'observatoire du haut duquel on prévient l'assaut d'un agresseur éventuel.

De fait, des outils de pierre, des haches néolithiques et autres fragments de poteries trouvés sur les sites de Puy-Mary et des anciennes sablières de la Burelière témoignent que la vie existait là dès les premiers âges.

Son nom, cette colline le doit à coup sûr aux colonisateurs romains; Moncoutant, Monsconstantius suivant l'indication d'un parchemin du XIIe siècle. Le génie de bâtisseur de l'occupant se manifesta principalement par la construction de voies de communication, comme l'attestent différents indices.

De la période moyennageuse, il reste hélas peu de traces. On sait que la châtellenie de Moncoutant formait,dès 1380, un baillage ressortissant de la sénéchaussée de Bressuire.
Le seigneur de cette ville possédait un certain nombre de fiefs, comme ceux de: l'Aiglaudière, la Bonnatière, la Dreille, l'Esselière, Puy-Marri.

La Cure de Moncoutant, du doyenné de Bressuire, était à la nomination de l'Abbé de Maillezais, conformément à la mention faite dans une bulle du pape Célestin III du 13 mars 1119 en faveur de cette abbaye.

Du XVIe siècle à la Révolution

Du XVI siècle date l'église paroissiale, important édifice de style gothique flamboyant, ainsi que le clocher carré avec baies en plein cintre.

Dès cette époque, une industrie de gros draps de laine (droguets et tiretaines) fort prospère en pays de Gâtine, avait MONCOUTANT comme centre principal. Cette activité manufacturière ira jusqu'à compter 1200 ouvriers travaillant pour une vingtaine de commanditaires négociants.

Au XVIe siècle, ces nombreux marchands, qui fréquentaient les grandes foires de la Région, notamment de Fontenay-le-Comte, colportèrent très tôt les idées nouvelles luthériennes.
Bénéficiant du soutien des seigneurs d'alentour, près de la moitié de la population fut bientôt acquise à la Réforme.
Une jeune église protestante s'organisa en consistoire.

Cependant, dans la tourmente des guerres de religion, ici comme ailleurs, catholiques et protestants vont en découdre. Meurtres et pillages sont le fait des deux camps. Face au pouvoir
catholique et royal, à partir de 1685, la nouvelle communauté va souffrir cruellement des dragonnades. C'est le temps des assemblées du désert animées par des prédicants défiant la
traque, la torture, la mort.
Malgré tout, un rapport de 1747, dressé par l'intendant de la généralité, fait état de 800 protestants à MONCOUTANT.

A la révolution, la proclamation des Droits de l'Homme est d'abord bien accueillie.
Mais la création de nouveaux impôts, la vente des biens nationaux qui ne profite qu'à une minorité de propriétaires urbains entraînent la désillusion et une profonde fracture entre paysans et notables des cités qui, en plus, s'accaparent le pouvoir juridique et politique. Le refus du clergé de prêter serment, comme tout fonctionnaire, à une église constitutionnelle qu'on veut substituer à l'église romaine gardienne des valeurs morales ancestrales, la levée de bataillons de volontaires
pour défendre les frontières de cette république arrogante cristallisent la résistance.

Tout le Bocage bressuirais entre en effervescence. " L'explosion est prête à éclater " écrit, fin 1791, Chasteau, l'administrateur départemental.
Galvanisés par DELOUCHE, maire destitué de Bressuire, le dimanche 19 août 1792, des paysans de la région se groupèrent au proche de l'église de MONCOUTANT, assaillirent la maison commune et brûlèrent les archives. Tout de suite, l'insurrection s'étendit.
Après une expédition au Château de Pugny, la troupe s'organisa et plaça à sa tête Gabriel de Baudry d'Asson, ancien officier, qu'on alla quérir en son château de Brachain.
De retour à MONCOUTANT, le 21 août, les insurgés se réunirent chez le sieur ROY, aubergiste au Cheval Blanc et mirent à sac les maisons PUICHAUD et GALLOT.
Puis, au nombre de 2000, ils se dirigèrent vers LA FORET S/SEVRE..." Alors que sonnait la tocsin
dans toutes les paroisses du voisinage, l'insurrection de MONCOUTANT venait de marquer
le début des Guerres de Vendée"
(Maurice POIGNAT, le Pays du Bocage).

Un soulèvement qui va connaître le succès par la prise de Châtillon s/Sèvre, le siège du district,
mais se brisa contre les remparts de la ville de BRESSUIRE avec le massacre de plus de 500 paysans.
On entend guère parler de MONCOUTANT au cours des années terribles qui suivirent.
La proximité du camp du terrible westermann, à LARGEASSE, rendait impossible toute action de surprise en cette région.
On sait que le chef-lieu de canton fut épargnée par les colonnes infernales en raison du loyalisme de la communauté protestante.

Début de l'ère contemporaine
                                                                                                  
La seconde moitié du XIXe siècle sera marquée par la construction du chemin de fer qui va renforcer considérablement la vocation commerçante de la cité. Non seulement les personnes, mais aussi les matières premières, produits agricoles et manufacturés profitent du nouveau moyen de transport et d'échange.
Principalement à l'occasion des foires mensuelles qui connaissent une grande animation autour des foirails et marché fermier.
Les communications routières sont elles-mêmes développées grâce à la construction de voies spacieuses en direction de NIORT, de CHOLET et de BRESSUIRE.
La fonction urbaine du bourg s'affirme avec la création de larges rues et l'édification de demeures
bourgeoises de caractère. L'église est agrandie et rénovée, un temple voit le jour à la Cournolière.
Les deux châteaux de Genève et de Saint-Claude viennent enrichir le patrimoine local.
                                                    
Prospérité cependant tout en contraste avec l'état de paupérisation des campagnes. Dans plusieurs de ses oeuvres, dans "les Creux de maisons"et" "Nène" qui lui valut le Prix Goncourt
en 1924, Ernest PEROCHON, écrivain local, a décrit avec un réalisme impitoyable la vie rude des paysans de la région Moncoutantaise au siècle dernier.
Aux prises avec une terre ingrate (Gâtine: terre gâtée) et à un morcellement extrême des parcelles, ils ont du, par leur tenacité, faire violence à la prospérité.

La guerre mondiale de 1914-1918, qui fauchera quatre-vingt trois de ses jeunes gens, ne sera pas de nature à améliorer cet état de misère. Il faudra attendre la troisième décennie du XXe siècle et
l'équipement des campagnes en énergie électrique pour se mettre à espérer, alors que se dessine la seconde Guerre Mondiale.

Bernard Geay

 MONCOUTANT: SURVOL  PREHISTORIQUE ET HISTORIQUE 

Pierretaille 

PREHISTOIRE

Aux temps reculés de la Préhistoire, la région était déjà habitée. Il est vrai que la Sèvre et ses affluents comme l'Ouine, le ruisseau de la Guérinère et le Marchais étaient de bonnes voies de communication naturelles. Les autres moyens d'aller d'un point à un autre ne pouvaient être que de petits sentiers çà et là. Un terrain légèrement accidenté et très boisé, des rivières, voilà réunies les meilleures conditions pour l'établissement de chasseurs et de pêcheurs.

Le berceau de notre commune se situe probablement sur les hauteurs de Puy-Mary.

Nous n'avons pas de traces du Paléolithique ( époque de la pierre taillée ), ce qui ne veut pas dire que cette partie du Bocage n'ait pas été habitée.

Pierrepolis

 


La pointe de flèche en silex, en parfait état de conservation, trouvée le 14 juillet 1981, route de Courlay est un des vestiges les plus remarquables.

Par contre, au Néolithique ( époque de la pierre nouvelle, de la pierre polie ), elles ne manquent pas :
Des noms de villages comme le Dolmen ou La Pierre Plate  permettent de le penser.
Mais il existe des preuves intangibles trouvées et conservées par des particuliers qui gardent jalousement grattoirs en silex , burins en bout de lames, des bifaces polis , des lames,
des pointes de flèches en silex jaune ou noir.

 De l' Age du fer, une deux pointes de lances ont été trouvées dans les sablières.

 Vers 3000 av. J.C., avec l'invention de l'écriture, c'est le début de l'Histoire.    

L'époque gallo-romaine (52 avant JC jusqu' en 476 ) et  l'empereur Constantin vont probablement être à l'origine du  nom de notre commune : de Mons Constantinus ( Mont Constantin ), à Moncoutant, il n'y a qu'un pas. Constantin, rappelons-le, fit adopter, en 313 par l’édit de Milan, le christianisme dans l'empire romain, mettant ainsi fin aux longues persécutions des chrétiens .

vase
D'un saut, nous sommes au Moyen-Age:en 1458, à Puy Sec, l'épouse du maréchal, Guillaume Piaut, accusée de sorcellerie, est jugée à Bressuire et durement punie.

L'église paroissiale de la fin du XV ème ou du début du XVIème siècle, reconstruite de 1865 à 1867, est un important édifice de style gothique flamboyant dont le clocher, plus ancien, rappelle l'art roman. C'est, sans doute ce mélange de styles qui empêchera qu'elle soit classée. Ses patrons sont Saint Gervais et Saint Protais, deux frères qui, au III ème siècle, à Milan, furent martyrisés pour avoir refusé de renier leurs croyances. Le premier périt sous les coups des bourreaux, le second eut la tête tranchée.

Voilà les guerres de religion  et ses horreurs. A Moncoutant ( Petite Genève ), la religion réformée fit bon nombre d'adeptes. Aujourd'hui, la communauté protestante, surtout située à la Javrelière, est importante.

Les guerres de Vendée ont sans doute commencé à Moncoutant en août 1792.Les Blancs ( plutôt royalistes )de notre région auront bien résisté, en vain, aux Bleus ( républicains ).
Pour sceller ce souvenir, un rocher de granit, commémoratif  ( PRELUDE AUX GUERRES DE VENDEE ) a été placé au centre du bourg, près de l'église.

Dès le XVII ème siècle, Moncoutant fut un centre textile important, renommé, en particulier pour la qualité de ses tiretaines (étoffe ancienne en laine pure ou mélangée qui servait à la confection des rideaux de lit ). Une vingtaine de fabricants y faisaient fonctionner 200 métiers produisant 200 pièces par an.

De très nombreux moulins sur la Sèvre étaient utilisés pour laver la laine. Citons, pour exemple celui de la Burelière où se travaillait la bure, grosse étoffe de laine utilisée essentiellement pour le confection des vêtements de certains ordres religieux et de certains détenus et un peu en amont, celui plus connu de la Vialère ( commune de L'Absie ).

Au cours de la deuxième moitié du XIX ème siècle, les tisserands moncoutantais furent amenés à ralentir progressivement leurs activités avant de les interrompre tout à fait.
Quant aux très nombreux moulins de la Sèvre, ils seront " recyclés " pour moudre la farine des meuniers.

( Sources: archives de Niort, M. Alexandre, M. Bluteau, M. Bertaud, Maurice Poignat         adaptation: Claude Lahaye ).